Accident de bricolage et assurance habitation, suis-je protégé ?

Accident de bricolage et assurance habitation, suis-je protégé ?

Selon une enquête réalisée par l'Institut de veille sanitaire française, les accidents de la vie quotidienne entraînent 5 millions d'hospitalisations et font 20 000 décès par an. Ces chiffres justifient la nécessité de souscrire une assurance. Cependant, une assurance habitation traditionnelle couvre -t-elle des accidents de bricolage ?

L'assurance optimale pour les bricoleurs

L'utilisation des outils de bricolage entraine fréquemment des blessures aux bricoleurs. Ainsi, ces derniers ont intérêt à souscrire une assurance pour couvrir les éventuels dommages corporels. Dans l'assurance multirisque, la responsabilité civile couvre uniquement les préjudices causés à un tiers. Aussi, cette garantie exclut le versement des frais liés à la guérison des blessures de l'assuré. Cette exclusion concerne également les membres de sa famille ainsi que tout autre occupant de son logement.

Par conséquent, le bricoleur est tenu de souscrire une extension de garantie : la garantie des accidents de la vie (GAV). Cette couverture rembourse les frais de dommage corporel à l'égard de l'assuré et de sa famille. Cependant, l'effectif des personnes à garantir diffère en fonction de la formule choisie. En effet, la garantie peut se limiter à un privilégié uniquement ou à toute la famille. De plus, une comparaison s'impose quant à la sélection de l'offre afin de repérer le meilleur contrat sur le marché.

Les clauses de couvertures

Cette garantie prend la relève à condition que l'incapacité de l'assuré semble permanente et d'au moins 5 %, 10 %  ou 30 % selon la clause. Aussi, la couverture rembourse les coûts relatifs à l'adaptation du logement et du véhicule, à la perte de revenus, au préjudice d'agrément (incapacité de pratiquer des activités de loisir), aux douleurs du malade, à l'assistance voire aux obsèques. Ces derniers touchent les frais des funérailles, la perte des revenus des ayants droit et le préjudice moral.

La compagnie est tenue de verser l'indemnisation le plus tôt possible. Sauf cas exceptionnel, le montant proposé peut dépasser les 1 000 000 d'euros par personne. Néanmoins, comme tout autre contrat, la GAV prévoit un plafond de garantie d'approximativement 2 000 000 d'euros. Aussi, les bénéficiaires sont soumis à des conditions avant de profiter du remboursement. En effet, les proches du défunt doivent répondre à un critère d'âge. De plus, le remboursement des frais d'obsèques nécessite une facture.

Les clauses d'exclusions

Les séquelles d'origine autre que l'accident domestique ne sont en aucun cas prises en charge. Par conséquent, la GAV écarte les cas particuliers comme les dégâts liés à la guerre civile et étrangère, aux explosions, aux dégagements de chaleur et à l'irradiation, aux effets de radiations et à l'impact direct et indirect de l'amiante sur l'organisme. De plus, les accidents survenus lors de l'exercice de sa profession ainsi que les maladies sont exclus de leur champ d'action.

En outre, les dégâts occasionnés par un accident de la circulation impliquant un véhicule à moteur et les transports ferroviaires ainsi que les tramways ne sont pas couverts. Du reste, le contrat intègre les exclusions sportives. Effectivement, ces exclusions concernent les accidents survenus dans le cadre d'une compétition sportive ou durant les préparations. De surcroît, les conséquences directes résultant d'un choc émotionnel sont aussi écartées de la couverture GAV.


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