Assurance habitation et chute, quel rapport ?

Assurance habitation et chute, quel rapport ?

Locataire ou propriétaire, la souscription à une assurance MRH demeure indispensable afin de couvrir les différents imprévus. D'ailleurs, parmi les accidents, les dommages liés à la chute semblent tout aussi considérables. Seulement, quel est le rapport entre la chute et l'assurance habitation ?

La chute d'un arbre

Généralement, la chute d'un arbre est synonyme de dégât. Aussi, l'indemnisation des frais de réparation des dommages repose sur les circonstances de la chute. À l'occasion d'une tempête, si l'arbre a succombé aux forces des intempéries sur le toit d'un voisin, la garantie tempête, grêle et neige couvre les dommages. De plus, cette même garantie entre en action si la plante s'est écroulée dans le logement de l'assuré. Pourtant, si la chute a été causée par un défaut d'entretien, aucune indemnisation ne sera envisageable.

En outre, si après un abattement, la plante s'est orientée chez les voisins, la couverture relèvera de la garantie responsabilité civile. Au cas où l'arbre se serait dirigé vers le domicile assuré, l'indemnisation dépendra du contrat. En effet, certains assureurs écartent ce cas de figure, mais d'autres le considèrent comme un dommage accidentel. Encore faut-il avoir inclus la plante concernée dans la MRH. Par ailleurs, le contrat prévoit généralement 5 jours pour la déclaration du sinistre envers la compagnie.

La chute d'une personne

Les compagnies d'assurance associent la chute d'une personne aux accidents de la vie. D'autres imprévues, telles que les accidents domestiques, de bricolages, les brûlures, les fractures sont également classées en tant qu'accident de la vie courante. Aussi, sont concernés les adultes comme les enfants. Puisque les dangers des accidents de la vie peuvent survenir n'importe où, toutes les pièces du logement sont touchées. Cependant, les salles de services constituent les pièces les plus exposées aux risques.

Le remboursement du coût des dommages liés à ces imprévues dépend de l'auteur de l'acte. Effectivement, il appartient au responsable et sa compagnie d'assumer les conséquences pécuniaires relatives aux préjudices. De plus, le montant de l'indemnisation s'appuie sur les séquelles de la victime et la gravité des blessures. À défaut de responsable, les dommages sont couverts par l'assureur de la victime, à condition bien sûr d'avoir souscrit la garantie correspondant aux remboursements de ce sinistre.

La garantie des accidents de la vie

La plupart du temps, un contrat d'assurance habitation classique exclut les dommages corporels dans son champ d'intervention. Toutefois, la garantie des accidents de la vie est soit présentée sous forme optionnelle dans la MRH, soit proposée dans un contrat à part. Cette couverture prend en charge les frais des préjudices relatifs à la vie quotidienne et domestique. Dans le cadre d'un voyage dans n'importe quel pays, la garantie reste valable pendant trois mois consécutifs.

Pourtant, cette garantie écarte les accidents de travail, sauf cas exceptionnel et les accidents de la route. De plus, l'indemnisation entre en action seulement si l'assuré souffre d'une incapacité permanente de plus de 10 % ou 30 % selon l'assureur. De surcroît, le contrat peut restreindre la couverture à uniquement les parents ou les enfants voire un seul privilégié. Néanmoins, le nombre de personnes à couvrir repose sur la formule sélectionnée au moment de la souscription.


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